En 2022, j’étais TZR et j’ai connu plusieurs périodes sans affectations ou alors avec des affectations loin de mon domicile et peu valorisantes.
Lors d’une longue période sans affectation j’ai appelé le service RH qui m’a répondu qu’ils plaçaient d’abord les contractuels. Cette situation me minait et m’a doucement amené à déprimer. J’ai signalé mon mal-être au rectorat qui a fait à peu près rien.
Je me suis tellement senti méprisé que j’ai fait une première tentative de suicide suivie d’une hospitalisation. Au bout de 20 ans et avec l’appui des médecins et des syndicats, j’ai enfin obtenu un poste fixe en lycée.
Si je suis resté a l’Education nationale, c’est uniquement à cause de mon âge.
Les difficultés de recrutement ne sont pas seulement liées aux salaires. Les méthodes de management sont très brutales. C’est au rectorat qu’il faut dégraisser le mammouth.
Sans rien à faire, j’ai trouvé quelques heures à faire à l’IUT. Comme c’était aussi l’Education nationale, je ne pensais pas qu’il fallait faire une demande d’autorisation de cumul et comme je ne pensais pas fauter, je ne m’en suis pas cachée.
Le service RH lorsqu’il s’est aperçu m’a demandé de régulariser la situation sous huitaine et de cesser cette activité. J’ai immédiatement tout régularisé et stoppé cette activité.
Depuis un an, tout allait bien et je recommençais à me reconstruire lorsque, sans communication préalable, j’ai reçu un avis où le service RH me demandait de rembourser la totalité des salaires perçus. Comme cela ne suffisait pas, ils m’ont annoncé sans autre forme de procès que sur mon prochain salaire, ils prélèveraient 7800 euros, ce qui est dramatique pour moi.
Comme j’étais encore psychologiquement faible, j’ai fait une nouvelle tentative de suicide dans le quart d’heure qui a suivi la lecture du document.
Le pire est qu’il n’y a aucune communication. C’est le fait du prince !
Nouvelle hospitalisation, beaucoup d’angoisses, difficultés à me nourrir… Même les syndicats ont du mal à communiquer avec la RH.
— Lycée, 20 ans d’ancienneté
