Licenciement d’un professeur de langue étrangère

J’ai travaillé en tant que professeur d’arabe, vingt-trois ans, dans le cadre de la convention franco-tunisienne. J’ai eu un DEA en sciences de l’éducation en 1997, à l’université de Provence. Pendant quatre ans, j’ai enseigné l’arabe à Bordeaux, en même temps j’ai eu trois diplômes universitaires en sciences de l’éducation, une maîtrise, licence et DEUSP. À la fin de chaque année, les chefs d’établissement appréciaient mon travail dans le respect de tous. De plus, j’ai introduit les TIC dans l’apprentissage de l’arabe. J’ai créé un CD audio-vidéo en PDF, etc. pour apprendre l’arabe en classe… En 2013, j’ai été licencié. Une inspectrice IEN locale a déclenché la guerre contre moi. J’ai déposé une plainte au TA ensuite au TAC et enfin au conseil d’État. Je n’ai pas les moyens de payer un avocat de conseil d’État. Le conseil d’État a refusé de m’accorder une aide juridictionnelle en 2018… sachant que je suis employé par deux ministères de l’Éducation (tunisien et français). L’inspecteur d’académie a fait un signalement aux autorités tunisiennes, ici en France, ce qui a mis fin à mon contrat. J’ai été expulsé de mon logement de fonction. Mon syndicat est intervenu, mais sans aucun résultat. Mon assurance a refusé de payer l’avocat du conseil d’État, alors qu’elle a payé les frais au début (tribunal administratif et tribunal, cour d’appel administratif)… Les défenseurs des droits ! On dit que c’est l’État tunisien qui est le responsable du licenciement. Alors, là, j’ai bien compris que c’est une affaire d’État… Est-il possible qu’en France, pour un salarié qui exerce son travail dans des écoles françaises publiques, même dans le cadre d’une convention, ce soit le pays étranger qui ait le pouvoir ?!… La Tunisie. Qui décide en FRANCE ???? J’ai tous les justificatifs de mes dires. Tous les documents. C’est un vrai harcèlement. Enfin, l’inspectrice locale, avec une directrice, un ambassadeur, un nouveau maire, suite à la révolution tunisienne, toutes ces machines, ont décidé de m’évincer de l’Éducation nationale française.

 

Université, 23 ans d’ancienneté